Exposition Paolo PETERLE

21 juin 2013 - 20 juillet 2013
« Je ne veux pas écrire un roman mais des poèmes très courts, à la manière des haïkus japonais », voilà la phrase que je retiendrais, s’il ne devait y en avoir qu’une, de Paolo Paterle lorsque nous parlions de son travail.

Et, effectivement, c’est à la manière de ces poèmes totalement codifiés et très structurés, que Paolo Peterle construit son œuvre.

Plus encore, son geste doit être parfaitement sûr car sa technique ne supporte aucun repenti. Le moindre signe inscrit, gravé dans le liant hydraulique, reste définitif. Chaque objet intégré à la composition devient élément architectural et participe de l’équilibre global de l’œuvre ; et, malgré cette composition rigoureuse, une légèreté onirique en ressort. Le travail de Paolo est une lumière sourde, intérieure, qui sied à cet homme silencieux, voire introverti.

Elena Pontigggia voit en lui un « artiste du dadaïsme et du futurisme, comme si le temps ne se fut pas écoulé. Comme si cette utopie ne fut pas complétée, mais continuerait à nous parler, à nous regarder, pour nous rappeler le siècle de l’avant-garde ». Elle écrit : « L’œuvre de Paolo Peterle est originale dans cet univers contemporain, et entre tous les artistes de sa génération, par sa fidélité amoureuse et lucide au modernisme et en particulier à la ligne très radicale de la modernité. On remarque seulement une émotion retenue dans ses travaux. Ses œuvres reprennent une vague impertinence et font appel à un sens élégiaque de l’ordre, à un travail logique ».

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