Exposition William XERRA

22 mai 2009 - 20 juin 2009

Les vieilles cartes postales, attendrissantes reliques de marché aux puces qui servent de matrice, de point de départ, représentent des corps rapprochés, unis, enlacés, mais suite aux manipulations et aux variations de Xerra, l’un des deux personnages est toujours indiqué par une texture différente, comme les territoires étrangers dans certaines cartes géographiques. Souvent la figure, enlevée, effacée ou couverte, se réduit à une silhouette blanche, semblable à celle d’un fantôme ou d’un simulacre.

Les Amours composent une série de petites icônes de voyage, représentations de la complexité, de l’ambivalence, de l’échec, de la recherche et de l’impossibilité à atteindre un « ordre » définitif. Tout l’oeuvre de Xerra subit la pression constante de l’inconnu : il tend à en révéler l’irruption par l’intermédiaire d’une « mise en cadre » qui agit comme un évidentiateur. De même, les images, les fragments, les lacunes ou les mots jouent le rôle d’indicateurs de l’absence.
Marc Le Cannu

Voir aussi…

Exposition de Max Charvolen

Exposition de Max Charvolen

Dès les années 70 Max Charvolen travaillait la toile brute, libérée du châssis, par des jeux de découpes, de renversements et déjà l’importance du rapport entre œuvre et espace de monstration apparaissait. Depuis de nombreuses années l’œuvre colle à l’espace...

XXX ans et plus…

XXX ans et plus…

En 2012, Raphaël Monticelli fêtait les 20 ans de mon association avec Pierre Cottalorda et narrait 10 années d’édition et d’aventures artistiques. Cette année, Alain Freixe prend la suite de ce récit, nous présente les nouveaux artistes qui ont marqué la galerie et La...

Exposition d’Eric Massholder

Exposition d’Eric Massholder

Une suite aux femmes aux lunettes… Contourner. Qu’y a-t-il au-delà des verres teintés ? La réponse des yeux au soleil. Et dans l’obscurité des corridors ou la pénombre des bâtiments publics ? Le disparaître renouvelle l’apparaître. S’adonner aux lunettes comme à...