Wolfgang SEIERL

Exposition du 14 juin au 13 juillet 2019

« Thomas, disciple du Christ, fut incrédule en entendant, mais crut dès qu’il vit. » (Isidore)

« Quoi, le Seigneur est ressuscité ? Et vous l’avez vu ? » Rien à faire, on ne le lui fera pas croire ! Il faudra qu’il touche de ses propres doigts la plaie des clous, la blessure du cœur ! Huit jours plus tard, le Seigneur était devant Thomas. « Eh bien, mets tes doigts sur mes plaies ! » Thomas s’effondra : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (Jean XX)

Qu’illustrer d’autre de cette légende, sinon la plaie, malgré les nombreux voyages de Thomas pour porter l’évangile aux Parthes, aux Mèdes, aux Perses et jusqu’aux régions des Rois Mages, selon Chrysostome.
Wolfgang Seierl est un artiste aux nombreux talents, guitariste de concert, diplômé de l’école de musique de Vienne ; peintre, graveur, abstrait, il nous amène dans les entrelacs de son cerveau, nous perd dans un treillis de lignes fines, nous bloque par de sombres masses et nous redonne respiration vers des trouées infinies. Il joue de ces plaies qu’il auréole de gloire.

Wolfgang SEIERL et Remo GIATTI illustrent « Saint Paul » texte issu de La Légende dorée

La complicité entre ces deux artistes date d’une vingtaine d’années, et, déjà en ce temps, ils travaillaient à quatre mains sur des lithographies. L’idée de ce travail conjoint m’a immédiatement séduit – Remo a déjà illustré 5 fascicules de La Légende dorée, Wolfgang présente saint Thomas et voilà un saint Paul réalisé par eux deux. Si l’on repère les lignes et la manière de Wolfgang Seierl, on peut comprendre l’apport de Remo Giatti, comme si la complexité des sentiments s’opposait à la pureté du sens et de l’âme, dans un dialogue intérieur permanent.

On tremblait au seul nom de Saül, pharisien fanatique – sa fulgurante conversion est un vrai miracle, il s’appelle désormais Paul et va sillonner la Méditerranée et devenir le premier théologien chrétien.

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Henri BAVIERA et « Jeux de confinement »

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Ce « Jeux de confinement » est né de l’évidente collaboration que nous entretenons entre artistes, auteurs et éditeurs, et de l’impossibilité de nous rencontrer, d’échanger de vive voix, durant la première période de claustration.